Un peu d'histoire

Treillières, d'hier à aujourd'hui…

Treillières hier

Treillières étire ses 2900 hectares sur 12 km de long de part et d'autre du ruisseau de Gesvres qui, longtemps, organisa son terroir. Les premières traces relevées de populations remontent au néolithique : il s’agit de haches en pierre et de mégalithes. À l'époque gallo-romaine, de grands propriétaires développent des domaines (villas) reliés à Nantes par des voies romaines ponctuées de bornes milliaires.

Du 11e au 13e siècle, le « beau Moyen Age » permet une expansion de la démographie et des défrichements. C'est alors qu'apparaît pour la première fois en 1123, dans une charte, TRELIERAM, sans que l'on connaisse l'origine du mot. Le changement de la conjoncture au 14e siècle (peste, guerre de Cent ans, guerre de Succession de Bretagne) provoque une chute brutale de la population. Les nombreux manoirs retrouvent alors une activité militaire.

Pas très loin de là, vers 1460, le duc de Bretagne François II fait reconstruire une chapelle consacrée à Notre-Dame des Dons. Il vient y implorer la Vierge de lui assurer une descendance. Ce vœu fut exaucé par la naissance d'Anne de Bretagne.

   

(À gauche) Vitrail des Cordeliers de Nantes : François II, duc de Bretagne, en prière. (À droite) Représentation d'Anne de Bretagne par Jean Bourdichon, détail d'une miniature des Grandes Heures d'Anne de Bretagne, vers 1503-1508, BNF.

 

De la fin du 16e siècle à la Révolution, la population de Treillières avoisine le millier d'habitants. La vie locale s'organise autour de deux pôles : l'église paroissiale reconstruite en 1613, où le recteur rassemble la communauté villageoise le dimanche, et le château de Gesvres, siège du pouvoir seigneurial (justice, droits seigneuriaux). En 1653, le seigneur de Gesvres reconstruit son château et l'entoure de douves, jardins avec canaux, jets d'eau.

Au 18e siècle, après une longue période de conflits pour le contrôle des landes communes avec le seigneur de Gesvres, les Treilliérains entrent avec allant dans la Révolution, élisant le curé comme leur premier maire. Mais la politique religieuse de la Révolution et quelques autres désillusions poussent les villageois vers la contre-révolution. Insurgés en mars 1793, mais trop proches des garnisons nantaises pour rester longtemps dans cette attitude, ils se recroquevillent, attendant que passe l'orage, se méfiant de la République autant que de la Chouannerie, même si leur cœur penche pour la monarchie.

La première partie du 19e siècle correspond à l'apogée de la civilisation villageoise : extension des surfaces cultivées par la mise en valeur des landes, nouveaux assolements, nouvelles cultures, innovations techniques, meilleurs rendements, croissance démographique, amélioration de l'habitat. Le curé reconstruit l'église (1835-1837) et le maire une école (1836). On élargit routes et chemins, on crée des foires… En 1881, la commune atteint son apogée démographique : 2020 habitants.

C'est à ce moment qu'intervient le changement de la conjoncture agricole. L'exode rural s'amplifie. Les villageois, jusqu'alors maîtres du pouvoir municipal, l'abandonnent à de riches propriétaires nantais. Ils optent pour un conservatisme clérical et nationaliste hostile à la République et, malgré l'arrivée du chemin de fer (1901) et du télégraphe, ils se réfugient dans un repli frileux vis-à-vis de la civilisation moderne. En 1914, c'est une population diminuée (1766 habitants) et vieillie qui voit partir ses enfants à la guerre. 79 d'entre eux n'en reviendront pas.

 

La période de l'entre-deux-guerres est marquée par un déclin continu de la population : 1470 habitants en 1936. Entre l'arrivée des troupes allemandes le 19 juin 1940 et celle des chars américains libérateurs le 10 août 1944, les Treilliérains suivent leurs notables engagés derrière le maréchal Pétain. Seuls quelques très rares jeunes oseront la Résistance et vivront pour cela l'épreuve de la déportation dans les camps de concentration.

 

Jusqu'à la fin des années 1960, malgré une reprise démographique et un renouveau de l'agriculture, la commune garde un mode de vie encore très marqué par la tradition.

Au début des années 1970, Nantes s'y projette de plus en plus et la population croît très rapidement modifiant la mentalité locale et bientôt le paysage, car Treillières cesse d'être une commune à dominante rurale pour devenir un espace d'habitat résidentiel. En 2014, avec 8480 habitants, Treillières continue sa mutation démographique et spatiale.

© Jean Bourgeon

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Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.tafdt.org.

Pour approfondir encore vos connaissances, retrouvez les publications chapeautées par l'association Treillières Au Fil Du Temps à cette adresse : http://www.tafdt.org/publications

Treillières aujourd'hui…

Treillières est aujourd'hui une commune de 2905 hectares, aux portes de Nantes, en pleine expansion et très attractive. Elle compte une population plutôt jeune avec près de 9400 habitants.

Pour tous ceux qui ont choisi d'y vivre, un grand nombre de services leur sont proposés.

Des écoles publiques et une école privée :

  • École primaire Joseph Fraud
  • École élémentaire Alexandre Vincent
  • École maternelle la Chesnaie (bientôt remplacée par une nouvelle école maternelle, en cours de construction)
  • École privée Sainte-Thérèse

Deux collèges :

  • Collège public Le Haut-Gesvres
  • Collège privé Helder-Camara

Sont aussi à la disposition du public, une structure multi-accueil, un relais assistantes maternelles, un accueil périscolaire, un centre de loisirs, un tremplin pour les préados, une bibliothèque municipale (bientôt remplacée par une médiathèque), des équipements sportifs, des salles pour les associations...

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