Vie économique

Quels commerces demain à Treillières ?

Quelle que soit leur taille, toutes les communes considèrent les services et commerces de proximité comme un enjeu majeur de développement économique local et de maintien du lien social. Pour mieux appréhender l’activité commerciale dans les prochaines années, une étude stratégique a été menée à Treillières. Voici les premiers enseignements.

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Le bureau d’études Aid a réalisé un état des lieux du fonctionnement commercial de la commune, située dans un contexte concurrentiel fort, lié à la proximité de la métropole : activités isolées, offre en centre-ville éclatée, influence évidente des projets en cours (quartier de la mairie, la Zac de la Belle-Étoile). La commune compte 74 activités, 32 % d’entre-elles sont à caractère commercial, auxquelles s’ajoutent une part d’activités de services et médicales relativement importante. Leur répartition est assez inégale : La Ménardais par exemple ne compte qu’une seule activité commerciale, la zone du centre commercial Super U, douze, et le centre bourg, 44 : équipements dédiés à la personne, services non commerciaux (mutuelle, banque, ambulance), activités alimentaires, le taux de vacance reste bas pour une ville de cette taille. De même, les ruptures urbaines nombreuses et un centre-bourg étiré induisent un manque de lisibilité de l’offre commerciale générale. L’étude menée place l’accessibilité et la requalification de certains lieux au cœur d’un aménagement global à imaginer. L’étude s’interroge notamment sur la vocation commerciale des villages périphériques qui, à l’instar de La Ménardais, peinent à devenir attractifs en raison d’un flux routier important sur cette zone.

La clientèle actuelle demande plus

L’étude s’appuie également sur une enquête menée auprès des commerçants : il en ressort que 40 % d’entre-eux aimeraient développer leur activité actuelle, près d’un sur deux a d’ailleurs des projets d’investissements (acquisition ou rénovation du local). L’enquête révèle aussi que 80 % des commerçants affirment que leur clientèle utilise la voiture pour les visiter, pour un temps de course bien inférieur à une heure. La plage horaire la plus fréquentée étant la tranche 17h-19h, et le jour où la fréquentation est la plus élevé est sans surprise le samedi, suivi du dimanche, notamment pour le marché. En matière d’actions pour développer l’activité commerciale, l’amélioration du nombre de stationnements apparaît, selon les personnes interrogées, comme prioritaire (35 %), et des activités complémentaires - restauration traditionnelle, poissonnerie, primeurs, prêt-à-porter - seraient bienvenues. Enfin, en dépit d’une dynamique collective non négligeable et d’un chiffre d’affaires constant des activités existantes, pour doper l’activité commerciale, des pistes d’amélioration existent : l’accompagnement des jeunes commerçants pour favoriser le renouvellement de l’offre, une meilleure adaptation des tailles des cellules commerciales, davantage de commerces et des enseignes plus attractives...